2009 devrait être une année à marquer d’une pierre blanche pour les millions de Français titulaire d’un compte bancaire. En effet, les banques, poussées par une concurrence de plus en plus acharnée, devraient revoir leur frais à la baisse.
Les bonnes nouvelles se font rares en ces temps de crise. À cet égard, les prévisions annonçant une révision à la baisse de leurs frais par certaines banques ont mis la puce à l’oreille de beaucoup de particuliers.
En plus des frais, les taux applicables à certains produits comme les découverts devraient eux aussi connaître un recul.
Principale cause de cette baisse attendue : la concurrence. Avec l’arrivée à maturité des banques en ligne qui grignotent chaque jour un peu plus de parts de marché aux établissements traditionnels grâce à des services de base moins chers, une restructuration de l’offre était depuis longtemps à prévoir. La nouvelle grille tarifaire de Monabanq ( plus de 220 000 clients début 2008) pour 2009 est d’ailleurs très explicite et trahit une politique commerciale très agressive.
Parmi les mesures phares, on note une augmentation du nombre de retraits DAB gratuits qui passe de 6 à 10 par mois. Dans la même optique, le taux applicable sur les découverts autorisés passe quant à lui de 14,8 % à 13,5 %.
La crise financière actuelle et ses multiples rebondissements ont aussi un rôle de premier plan dans ce mouvement de baisse des frais bancaires. La perte de confiance des particuliers dans les banques traditionnelles joue en faveur des établissements en ligne. Elle se traduit aussi par une contraction des fonds disponibles. Dans cette ambiance, une bataille pour s’accaparer le moindre euro fait rage dans le milieu des établissements financiers.
Les dispositions légales, visant notamment à une plus grande transparence, vont aussi contribuer à tirer les frais vers le bas. Ainsi, l’obligation pour chaque banque d’adresser à partir de janvier 2009 une facture récapitulative à chacun de ses clients offrira aux Français une meilleure visibilité du coût réel de leurs comptes… et leur permettra d’effectuer des choix en conséquence. Une étonnante enquête révèle en effet qu’un contribuable sur deux ignore le montant total qu’il paie chaque année à sa banque.
La prochaine baisse annoncée de ses taux directeurs par la Banque Centrale Européenne plaide aussi en faveur d’un recul des coûts afin de redynamiser l’économie.
Il reste à espérer pour le contribuable que cette réduction des frais s’inscrive sur le long terme et ne soit pas trop « récupérée » par les établissements financiers sur les tarifs de leurs services annexes.